Logiciel référencé SEGUR et agréé SCOR médecin

Les médecins en grève, pourquoi ? Med’Oc est partenaire de nombreux médecins généraliste, spécialistes, hospitaliers qui travaillent avec son logiciel et sa hotline dans un climat de confiance et de proximité. Toutefois, le propos n’est, bien entendu, pas de prendre une position, car ce n’est nullement le rôle de Med’OC mais d’essayer de comprendre les raisons d’un sentiment de colère et les principales positions pour essayer d’éclairer une situation rare, à partir de quelques sources précises (presse régionale/ France Info, le Monde entre autres) 

Le contexte et le déclenchement du mouvement des médecins.

À partir du 5 janvier 2026, une très large partie des médecins libéraux ont été appelés à faire grève pour dix jours, avec une manifestation nationale prévue à Paris le 10 janvier. Le mouvement touche tant les généralistes que les spécialistes et s’organise autour d’une intersyndicale très élargie (syndicats historiques + collectifs de jeunes et de spécialistes). 

Selon le syndicat CSMF, environ 85 % des praticiens se disent prêts à suivre le mouvement, ce qui en fait une mobilisation jugée “historique” par la profession. 

Quelles sont les principales causes du mouvement ?

Globalement, les médecins libéraux dénoncent un système jugé en décalage avec les réalités du terrain, tandis que les pouvoirs publics mettent en avant des réformes structurelles.

Plus précisément: Au cœur de la mobilisation il y a la Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Les médecins dénoncent un texte qui, selon eux fragilise l’avenir de la médecine de ville et l’accès aux soins, certains pensent que cela permettrait à la Caisse nationale d’Assurance maladie de modifier unilatéralement les tarifs des actes médicaux sans négociation conventionnelle . Dans l’ensemble le texte leur apparait comme un texte d’austérité et un texte bureaucratique. 

Autre point d’achoppement le contrôle renforcé des prescriptions d’arrêt de travail. De nombreux médecins rejettent les dispositions qui encadrent davantage les arrêts de travail, craignant d’être contraints de limiter des prescriptions jugées médicalement nécessaires et d’être sanctionnés financièrement en cas de non‑respect des nouvelles règles administratives (dossier médical partagé, contrôles renforcés, etc.).

Ce dernier- le DMP est aussi un point de désaccord symbolique pour certains: l’obligation de l’alimenter, potentiellement assortie de sanctions, est perçue comme une intrusion administrative et une perte de sens médical selon caducée.net. 

Plus largement, l’analyse de spécialistes souligne que la grève traduit un malaise, avec la perception que l’État multiplie les contrôles, contraintes et injonctions sans véritable concertation. La grève s’inscrit dans un climat de saturation du système de santé avec un sentiment de « cadence infernale », éléments déjà mis en avant dans les échanges entre Emmanuel Macron et les professionnels.

Les positions…

L’Intersyndicale des médecins libéraux

La plupart des syndicats représentatifs (MG France, CSMF, SML, FMF, UFML-S, Avenir Spé–Le Bloc, etc.) ainsi que des collectifs (Médecins pour demain, Comeli…) ont construit une coalition unitaire pour contester le PLFSS et les mesures dérivées. Leur position : les mesures menacent la viabilité de la médecine libérale, la politique est perçue comme trop administratifisée.

Le syndicat de la Médecine Générale (SMG) ne rejoint pas l’appel à la grève : mais il partage certaines critiques (limitations d’arrêts de travail, amendes liées au DMP…) il plaide pour une réforme plus structurelle du système de santé.

Jeunes Médecins

Les jeunes praticiens appuient pleinement la mobilisation, appelant à une grève dès le 5 janvier et publiant un préavis de grève illimité (incluant internes, hospitaliers et libéraux) pour contester le caractère autoritaire du PLFSS ; ils dénoncent notamment l’absence de dialogue social réel.

La position de l’exécutif.

Emmanuel Macron a annoncé dès 2023 une rupture  et souhaite un budget de Sécurité sociale rénové, au profit de financements plus globaux et territorialisés. Il tente de mettre en avant des leviers d’« optimisation » du temps médical. Par exemple délégation de tâches aux paramédicaux et pharmaciens.

Toutefois les médecins favorables à la grève estiment que les réponses gouvernementales restent trop floues sur les moyens, qu’elles reportent les effets positifs à long terme (formation, démographie médicale) tout en imposant à court terme plus de contrôles, d’objectifs et de contraintes. 

Les impacts concrets 

Les Cabinets seront fermés et les consultations reportées durant la période de grève. Certaines Opérations programméespeuvent êtrerepoussées selon la dépêche. Il peut y avoir saturation des urgences selon France Info qui signale la possibilité de Réquisitions par les autorités sanitaires pour assurer la permanence des soins. 

Vous voulez en savoir plus ? Un membre de la direction d’A.D.SION éditeur de med’Oc, se fera un plaisir de vous renseigner

A.D.SION INFO SANTÉ

 FUTURE BUILDING II 
1280 Avenue des Platanes
Boirargues 
34970 LATTES
04 67 65 44 49